Une journée... oh merde, une mauvaise journée.
Pas d'autre mot pour la qualifier, c'est tout.
Peut-être, finalement, qu'elle a été moins mauvaise que ce que je crois, que j'aurais pu dégager deux petits bonheurs du jour, mais les "malheurs", si j'ose dire, ont été si puissants qu'ils ont effacé toute ma journée.
C'était un cauchemar. Un cauchemar vécu, ce qui le rend encore pire.
Deux heures de mathématiques, les probabilités, je ne pensais pas qu'on pouvait être aussi stupide que moi.
Une heure d'anglais. Une heure d'espagnol. La déprime totale en espagnol. C'est tout.
Un midi humide. Un SMS à K., mais je n'ose pas aller le voir. J'aurais dû. Il m'a dit que j'aurais dû, et voilà ma lumière du jour.
Pendant la philo', ces trois heures tant redoutées, je finis par céder et j'envoie un message à P., j'étais sur le point de fondre en cours, j'avais tellement mal physiquement en plus, et à le lire aussi, j'ai failli fondre, mais je me suis rappelée que finalement, j'étais en cours.
Je quitte le lycée à 16h30, arrive à choper un train (oui !) et une place assise (double oui !). Je lis Bachelard, l'introduction, et un chapitre de mon Juliet, naked.
Le reste de la journée, je le garde à moitié pour moi.
Bilan : cinq heures de sommeil, sept heures de cours, encore de l'eau, des SMS envoyés par dizaines, leur présence qui se distingue, une heure trente d'appel mouillé, des nouvelles de plomb, un e-mail horrible, une action méprisable, et des mots, des maux.
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