Journée particulière.
C'est Elle qui l'a rythmée, de mon lever à mon coucher. Parce que c'est elle, c'est tout.
Je me lève sans entendre de bruit de sa part et en faisant le moins de mouvements possibles, heureusement elle ne se réveille pas (et un joli mot l'attend sur le miroir de la salle de bains, scotché avec amour).
Bien sûr que la prof' de maths vient me voir, mais je ne voulais et pouvais rien lui dire. Je considère que le plus important, c'est Voisine, pas ce que je pourrais dire à la prof'. Ce qui fait qu'à 10 heures, je fonce dans la chambre, voir si elle est réveillée, si elle va bien. Je suis une pauv' fille qui s'inquiète pour pas grand-chose.
Deux autres sont également là, K. et C., et on décide de sécher le français pour manger avec Elle à midi.
Le repas indien est délicieux, aucun autre mot pour qualifier cela, et il se passe parfaitement bien, notre petit groupe de 8 quoi.
L'aprèm' est vachement cool aussi. Vers 16h30 j'arrive dans la chambre, seule. Je laisse échapper des larmes dans la rue. Et j'ai droit à un câlin, quand même.
L'arrivée de Voisine marque le point de départ du défilé, je suis cynique mais c'est un peu cela. Enfin, je suis contente que les gens soient passés bien sûr.
19h30, elle part. Câlin rapide, pas de larmes, je vire rapidement ceux qui sont restés sous le prétexte d'aller pleurer. Mais finalement, j'en ressens moins le besoin. Peut-être que c'est mieux ainsi. Peut-être pas.
Je reste une demi-heure dans la chambre du délégué du couloir (et de l'internat, me semble-t-il ; peu importe de qui il s'agit). C'est plutôt apaisant de savoir qu'il y a quelqu'un d'autre dans ce couloir. Je veux dire, oui, il y a des gens de la classe dans le couloir, mais c'est profondément différent. Je les connais trop bien (et pas assez) pour vouloir leur dire tout le mal que je ressens, toute la tristesse qui m'envahit.
Bilan : trois heures de français de séchées, quatre heures de maths positives, un déjeuner de rêve, un dîner pitoyable, deux heures de "lecture", des SMS à P., des blablas, et un manque, le manque.
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