Une journée redoutée, pas totalement justifiée.
Je me sens amorphe, vide, triste, vidée, sans vie. Je laisse couler les deux heures d'histoire en automate, le téléphone sur l'ordinateur, à textoter mon tennisman préféré. Mais j'écoute, je note (presque) tout, je suis simplement en transe négative, comme si j'étais totalement étrangère à mon corps.
Le cours d'espagnol ne se passe pas mieux, j'aurais dû lire TOUS les articles... et laisser mon téléphone tranquille, malgré M., mais c'est secondaire. C'était bien long.
À midi, je termine rapidement mon texte de maths, je passe voir le délégué de couloir pour parler de Voisine, il trouve ça mignon, c'est cela ;).
Les deux heures de maths passent vite mais je crois avoir compris ce que c'était, les séries doubles. Je crois. On verra bien. J'ai quelques exercices à faire mais je les repousse...
La khôlle d'espagnol ne se passe pas trop mal, de même pour la khôlle de maths (sauf que si, je me déteste, je m'exècre et je me hais, pour cette fameuse khôlle de maths, mais ne soyons pas trop exigeants). En tout cas, cette khôlle-là, je vais vraiment la garder pour moi, pas besoin que P. apprenne... Si moi, je me déçois et je m'en veux sur ce coup-là, je n'ai vraiment pas envie d'attirer la foudre et les reproches et les critiques, je me sens déjà assez mal comme ça.
À la cantine, je croise K. et en profite pour lui demander de passer. De venir travailler, de me tenir compagnie, parce que je me sens seule sans Voisine. Alors il passe, et nous restons trois heures ensemble, et ça me fait plus de bien que n'importe quel autre événement de ma journée. Parce que c'est lui, l'amitié, et le fait de me sentir bien en sa présence, quoi.
Bilan : six heures de cours, deux khôlles où je me déçois carrément, une sale note dans la tronche, des notes toutes rares de bonheur, des sourires, un "Bonsoir" magique, trois heures de boulot avec K. (boulot, boulot... tout est relatif), une heure de maths en plus quand même, un épisode de Glee pour le moral.
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