Rapidement, parce que je m'en fiche de savoir comment se sont passées ces deux journées. Je ne sais même plus vraiment comment j'ai pu occuper mon temps.
Samedi, cours de harpe. Benoît me ramène, nous finissons par programmer Mai de Fauré avec un violoniste. Comme ça, je me produis sur un morceau très simple, et je suis tranquille pour le restant de l'année (côté auditions et devoirs officiels).
J'envoie des messages à D. pour lui expliquer mon silence. C'est difficile. Il ne comprend pas bien sûr, et je ne veux pas lui dire.
Je suis toute seule à la maison. C'est très étrange d'être seule un samedi, aussi déprimée que je suis. Alors, je vais à la bibliothèque pour deux heures. J'y travaille, j'y fais un tout petit peu de localisation, et j'y recopie quelques trucs de maths. En fait, non, je n'arrive pas à travailler, j'ai dû faire une heure de maths au total.
Et le soir, j'essaie de lire quelques trucs, mais non. C'est difficile. Entre mes SMS pour K., pour P. et pour Voisine, je suis "débordée". Je finis par regarder une demi-heure de Grey's Anatomy, parce que j'ai envie de pleurer. Et ça marche. Un peu.
Dimanche, je ne sais plus.
Ce qui est marquant, c'est le RER avec K., deuxième wagon en haut, et puis, quand nous passons la porte de LLG, Monsieur n'a pas ses clés, et Voisine arrive, et c'est un gros câlin en perspective !
La soirée est cool, entre "nous", une nouvelle qui tombe comme un couperet, un dîner à notre QG vers 21h30, nous rentrons vers 23 heures.
C'est très bizarre. Récupérer plein de trucs, de la bouffe, des cahiers, des livres, des classeurs, tout ce qu'elle ne laisse pas et qui me revient.
Je ne peux pas.
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