Mercredi 1er décembre.

Journée révélatrice. En général.

Je me lève totalement déboussolée, réveillée mais pas trop, et j'hésite un instant à sécher le cours d'histoire ou boire un café. Je choisis la seconde option, moins contraignante...
Durant le cours d'histoire, j'arrive à remettre en page un fichier, encore. Mais remettre en page c'est bien, apprendre c'est mieux.

Cours d'anglais, on fait une version puis contrôle (thème). Je ne l'aime pas beaucoup, mais ai-je déjà aimé un contrôle ? Et puis, K. n'était pas là et j'ai eu du mal à pouvoir justifier pourquoi (parce que c'était personnel).

Je file sous la douche vers midi, l'eau brûlante me fait sentir mieux dans ma chambre gelée (chauffage cassé...) ! La neige tombe doucement, de tout petits flocons qui me donnent un sourire aux lèvres. C'est vraiment bientôt Noël... et nous sommes en décembre, déjà. Mon Dieu que le temps file.
Je bosse l'histoire de 14 heures à 15 heures, ouais... Puis des maths pendant une demi-heure, avant d'aller à l'intendance me plaindre pour ce chauffage. Au moins, maintenant, il est brûlant (trop chaud) !
Un peu de vocabulaire d'espagnol pour le plaisir, le réparateur de mon chauffage arrive, et puis 18 heures sonnent.

Je téléphone 20 minutes à F. (et p*tain j'avais oublié le bien que ça pouvait faire de parler à son "meilleur ami"), une demi-heure à ma Pareille, et P. arrive.
Je faisais une crise d'angoisse avant qu'il arrive, tiens. Bonne idée... --'

Je ne sais pas trop quoi dire du cours. Nous faisons un bout d'exercice d'algèbre, je ne vois absolument pas la solution, je me prends encore une "baffe" (virtuelle) dans la gueule, ça me donne presque envie de pleurer. Je suis déconnectée de moi-même. Nous reprenons le DS ESSEC, ça me rend folle.
Ma pause pipi me permet de me ressaisir un peu, je ne vais pas bien non, je me réfugie presque dans la salle de bains pour me calmer mais sans succès. Mon cœur me joue encore des tours, ça me fait peur...

Vers 21h20, après qu'on est allés au DoMac pour voir qu'il était fermé, je rentre. J'ai un appel de F. (pas le même ; mais mieux... presque mieux). 20 minutes de blabla qui font du bien, profondément !

Je mange tout en reprenant un bout du DS ESSEC (les valeurs propres) et encore une baffe dans ma gueule. Si je n'étais pas si forte, j'en pleurerais, vraiment. Et là, je reprends mon pouls pour voir, il est trop fort, à 120, j'en peux plus, je vais exploser, je couve une maladie, je ne veux pas être malade.

J'ai déchargé un peu de peine sur P., je lui ai parlé de cette absence totale de motivation de ces derniers temps. Du fait que si ça ne revenait pas, je laisserais couler jusqu'aux concours tout en faisant attention pour que les parents ne voient rien, c'est la seule chose qui compte réellement pour moi.
 J'ai mal de lui avoir dit tout ça. D'avoir fait face à ce qui n'allait pas.

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