Jeudi 4 novembre.

Une journée inquiétante.

En me réveillant pour aller en cours d'histoire, j'ai senti ce léger malaise du matin, cette tête qui enfle et la fatigue. Peu importe, les deux heures se sont "bien" passées, autant que possible, même si je commençais à piquer du nez et à avoir des vertiges. Je me rends compte que j'ai oublié mon DM d'espagnol (car bien sûr, je compte manquer ce cours pour des raisons de "santé"...), je fais l'aller-retour dans ma chambre.

L'impatience me guette. Ce fut une heure trop géniale, mais trop courte. J'ai réitéré ma certitude, revenir ici c'est mieux, tout ça.
Vive l'achat de bouffe grasse pour compenser, tiens.

Je me rends en maths alors que mon cœur bat à 120 depuis midi, c'est troublant et une mauvaise idée, en plus je tremble, crise d'angoisse en vue. Deux heures d'algèbre, je hais cela, je me hais aussi d'être aussi nulle.
Deux heures de P. après, j'en ai rapidement marre, j'ai plutôt envie de me tirer une balle et j'ai le cœur lourd, la poitrine qui fait mal.

Après son départ ? Non, je ne bosse rien. K. passe à 18 heures, je mange mon sandwich, ensuite cantine (oui, suivez la logique des choses). Vers 21h30 je m'inquiète de l'état de mon cœur, j'appelle mes parents, je fonds en larmes (truc horrible), je fonce chez K. sans réfléchir alors que je pleure encore (là, j'ai vraiment, vraiment besoin d'un câlin), et à 22h30 on finit par sortir pour chercher une pharmacie (enfin).

Alors qu'on s'apprête à aller vers les Halles pour la pharmacie, celle du coin est ouverte (ouf). Euphytose.
Je propose ensuite un verre (il avait l'air "pour"...), on finit au McDo, je mange un gâteau et une glace (enfin, il la mange en partie hein), et je crois vraiment que c'est le meilleur ami du monde que je puisse avoir, à l'instant présent.

Vers minuit, j'appelle mes parents pour les rassurer. Ensuite, au lit, bien tard mais au lit quand même.

Bilan : une crise d'angoisse dans le métro', une crise de panique dans la chambre, une heure de sourires, une malbouffe sur la journée, un muffin délaissé, un K. omniprésent, une oppression dans la poitrine, des filles inquiètes mais géniales, la vie, la chienne de vie.

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