Semaine du concours blanc.

La rentrée, c'était le 5 septembre. Motivée et enjouée, je suis la troupe des (apparemment) ECS 2, et nous attendons devant la salle. Je reste seule un instant, ne voulant pas troubler les retrouvailles après deux mois de vacances. Je m'installe à droite de la salle, à côté de la fenêtre, au fond de la classe. J'échange deux ou trois mots (pas trop discrètement, j'en ai peur) avec la personne installée derrière. Et dans le discours de bienvenue de ce merveilleux professeur horriblement exigeant et justement très bon, j'entends "semaine de concours blancs", la réalité me heurte de plein fouet lorsque "de 9h30 à 11h30 vous avez un devoir de maths".
Panique. Je n'ai pas de feuilles, je ne suis pas prête, je n'ai rien revu de plus que ce qu'il y avait dans le DM, je suis dans la mouise me dis-je.
Pause, je parle à quelques-uns, dont le vice-major de maths de la classe. Je détruis légèrement les mythes sur mon ancienne prépa' (je khûbe, quand même, et dans un nouveau lycée, je n'allais pas vanter mon ancienne attache...) !
Je finis entièrement le DS comme il faut, à 11h30. Certes, il me manque une question, et je pense que la réponse à pas mal de questions est incomplète (ou tout simplement fausse), on ne se matérialise pas en génie des maths en deux ou trois mois sans rien faire, quand on a toujours été nulle et inappliquée. Mais, je suis plutôt contente de moi, et il faut savoir que ça ne m'arrive jamais en maths. (Ou presque, ne soyons pas défaitistes.)

Retour à l'internat, qui est quand même bien cool pour un internat de filles (même s'il manque atrocement de parfum masculin, de cette petite touche).
L'aprèm', je file dans mon ancien quartier, et c'est plutôt sympa', même s'il y a trop de monde à Gibert (j'irai me fournir en livres plus tard). Et j'achète même à manger pour le soir ! (Un flan, oui bon on a connu plus équilibré, je sais.)

Mardi 6. Réveil avant le réveil, je descends prendre le petit-déj', et ce matin c'est devoir d'histoire. En rapport avec un monde post-occidental. Je n'ai jamais été aussi vite de ma vie pour griffonner 9 pages, je suis stupéfaite. (Et pourtant, avec les concours, j'en ai gratté, des DS...) Je rends ma copie une demi-heure plus tôt, après avoir fait un brouillon presque complet en une heure, et une intro' en un quart d'heure. Je ne suis pas très contente, mais je pense que ma conclusion reflète bien ce que je pense et répond à mon intro'. Après, je sais que je suis également mauvaise en HGG...

L'après-midi, c'est contraction de trois heures, sur l'Université. Le texte évoque la prépa', je me dis que c'est un beau clin d'œil. J'ébauche un brouillon presque parfait en moins d'une heure et demie, je le corrige rapidement, reformule un peu, et je recopie, ce qui fait que je finis encore une demi-heure avant la fin. Et là encore, je suis très surprise, je suis souvent "juste" en contraction, en tout cas d'habitude je ne finis que cinq minutes avant, et lors des concours j'ai été pile dans les temps (quand je posais mon point, c'était fini !). Je ne sais pas si c'était bien mais je suis contente de moi.

Chou m'appelle le soir alors que je comptais dormir, mais... les amis sont présents en toute circonstance, n'est-ce pas ?

Mercredi 7. Anglais en trois heures (donc type Ecricome, si je ne m'abuse). Je hais profondément les traductions journalistiques, je crois que je suis d'instinct plus attirée par les (traductions) littéraires. (Pour les concours que je vise, cela m'arrange légèrement, à vrai dire.) Et la question "d'actualité" sur les buts du Parti républicain m'a laissée de marbre, je ne sais pas comment j'ai fait pour écrire 250 mots (268 je crois), et partir en avance. Encore.

L'après-midi étant libre, j'en profite pour déjeuner dans une pizzeria. Je fais mes courses (avec un chèque, ma carte ne répond toujours pas à mes sollicitations désespérées). Je déprime (pourquoi ? don't know), alors je sors retrouver les copines pour un japonais. -♥-

Jeudi 8. Espagnol en trois heures. On me propose de choisir entre un LV2 du concours de l'année dernière, ou un LV1. Comme je pensais que c'était Ecricome, et que je me connais (devant la copie je me serais souvenue de quelques trucs...), j'ai opté pour le LV1. Mais c'était Iéna. Donc, inaugurons la vie de (je-ne-dirai-pas-mon-nom-ici) qui découvre une toute nouvelle épreuve ! (C'était honnêtement chiant, en plus en LV1.) Et j'ai fini un quart d'heure à l'avance, compté trois fois mes mots...

À la sortie, je discute un peu avec un autre nouveau venu, un khârré d'HIV. (Ennemis ?) On s'entend pas trop mal, il connaît un de mes potes (♥), c'est plutôt sympa' ! À midi, je traverse une légère crise de bouffe, mais je mange quand même... J'ai un vertige atroce à un moment parce que je ne mange pas, donc j'y remédie (je suis un peu moins stupide que l'année dernière quand même, quand j'ai faim je mange).

Le soir, je dîne à la cantine, d'un steak haché, haha !

Vendredi 9. Trois heures de philo', une heure et demie de blabla de la part du prof' (qui glisse mine de rien une dizaine de citations d'auteur...), et une heure et demie de dissertation bizarre à partir d'un document. J'ai fait une sorte de khôlle, je pense que c'était totalement pourri (mais la philo' et moi, on n'est pas du tout copines, du tout du tout).

À midi, je me fais inviter par une gentille personne :) (le copain d'HIV !) car j'ai m*rdé avec ma CB (il faut le dire). C'était pas mal, on a mangé à Quick mais c'était pas mal quand même.

L'aprèm', c'est visite guidée au cimetière du Père Lachaise, je le quitte avec trois camarades, j'ai mal aux pieds, soif et je suis tellement fatiguée. Mon seul regret est de ne pas être partie boire un café avec mes camarades !

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